Council on Foreign Relations

Fondé en 1921 par les anciens du groupe Inquiry (le président américain Woodrow Wilson, son conseiller le Colonel House co-fondateur de son équivalent britannique la Chatham House, le journaliste Walter Lippmann spécialisé dans « la fabrique du consentement ») et dirigé par des financiers de renom (Elihu Root, David Rockefeller, Paul Warburg) ce think tank est considéré comme l’un des plus influents en matière de politique étrangère. Le CFR, parmi ses 5000 membres, est surtout piloté par des éminences grises telles Henry Kissinger ou Zbigniew Brzezinski, dont les idées sont ensuite répandues vers l’opinion (George Clooney, Darfour).

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Selon Wikipedia.fr [Council on Foreign Relations]

Le Council on Foreign Relations ou CFR est un think tank non partisan américain, ayant pour but d’analyser la politique étrangère des États-Unis et la situation politique mondiale. Fondé en 1921, il est composé d’environ 5 000 membres issus du milieu des affaires, de l’économie et de la politique. Son siège se situe à New York avec un bureau à Washington D. C.. Le CFR est considéré comme l’un des think tanks les plus influents en politique étrangère1,2,3. Il publie une revue bi-mensuelle, Foreign Affairs, dispose d’un site web très consulté, publie de nombreux rapports et livres ainsi que des vidéos (son Crisis Guides a gagné un Emmy award4).

À ne pas confondre avec le Committee on Foreign Relations (Comité des affaires étrangères du Sénat des États-Unis).

Histoire

Des années 1920 à la fin de la seconde guerre mondiale

Le Council on Foreign Relations est né de la fusion entre un groupe de juristes internationaux et de banquiers réunis autour d’Elihu Root12qui le fondèrent en juin 1918 et des anciens de l’Inquiry, c’est-à-dire du groupe de travail formé sous l’impulsion du président Woodrow Wilson et de son conseiller spécial le colonel Edward Mandell House. Ce groupe qui comprenait Walter Lippmann réunissait des jeunes à la fois créatifs et ambitieux. À Paris lors d’une réunion à l’hôtel Majestic avec leurs homologues britanniques, ils décidèrent de former un institut anglo-américain d’études internationales avec une branche à Londres et une à New York. Les britanniques formèrent le Royal Institute of International Affairs, les américains de retour chez eux s’avisèrent que leur pays n’avait pas les mêmes problèmes que la Grande-Bretagne et que donc il convenait de créer un organisme séparé. De leur côté les anglais étaient arrivés à la même conclusion de sorte qu’il n’y eut pas de problème entre ces deux institutions. Les américains se rapprochèrent du groupe d’Elihu Root, les uns apportant les fonds et les relations sociales les autres les idées, l’expertise et l’expérience diplomatique. Toutefois la nécessité de ménager les egos fit que ce n’est que le 29 juillet 1921 que la nouvelle institution put démarrer, sous la présidence de John W. Davis, ancien ambassadeur à Londres. En 1922, l’association qui comptait déjà trois cent membres, reçut en grande pompe son premier hôte de marque, Georges Clemenceau13. En septembre 1922, ils lancent la revue Foreign Affairs dont la vente se révèle bien meilleure que prévue. Dans le premier numéro, Elihu Root écrivit qu’isolationniste ou pas, l’Amérique était devenue une puissance mondiale et que le public devait le savoir14.

En 1925 W. E. B. Du Bois, un africain-américain, écrit un article intitulé « World of Color » dans Foreign Affairs15. Toutefois, des tensions persistèrent entre les universitaires soucieux de connaître les opinions de tous et les autres. En mars 1933, Henry Stimson qui fut plusieurs fois ministres, fut choqué qu’un Japonais ait été invité à parler. Une autre controverse s’ouvrit en 1937, à la suite de la parution du livre d’Hamilton Fitz Armstrong et d’Allen Dulles Can We Be Neutral ?. Un ouvrage dans lequel les auteurs attaquaient les isolationnistes et se prononçaient la fois en faveur de l’intervention des États-Unis dans la lutte contre le nazisme. La controverse entre interventionniste et isolationniste qui suivit, ne prit fin qu’avec l’entrée en guerre des États-Unis15. Durant cette période, des membres du CFN servirent dans l’OSS, d’autres occupèrent des positions élevés (Henry Stimson fut ministre de la guerre, John McCloy devint son adjoint, Averell Harriman joua un rôle diplomatique important) et une centaine furent intégrés, avec l’aval du ministère des affaires étrangères, dans le projet War and Peace qui comportait quatre groupes : économique et financier avec notamment Alvin Hansen et Jacob Viner, Sécurité et armement, territoire et politique16.

De 1945 aux années 1960

Au sortir de la guerre, plus de 50 % des leaders du CFR sortent des grandes universités (Ivy League) et les juristes des sociétés de Wall Street membres de nombreux conseils d’administration constitue le groupe le plus nombreux. Parallèlement, vingt chercheurs sont employés à temps plein17. En 1945, le Council est pour un temps pour une politique d’apaisement avec l’URSS. En juillet 1947, la revue du CouncilForeign Affairs, publie l’article de George Kennan : The source of Soviet Conduct où il introduit le terme containment18. Même si des membres du Council tel Averell Harriman y joueront un rôle important le Council en tant que tel, est peu impliqué dans le Plan Marshall. En 1957, après une année passé au siège du CFN, Henry Kissinger publie Nuclear Weapons and Foreign Policy qui servira de base aux doctrines de stabilité stratégique, de contrôle des armes et de non-prolifération nucléaire18. Au début des années 1960, selon Arthur Schlesinger le Council est au cœur de l' »Establisment » américain dont les dieux Lares sont Henry Stimson et Elihu Root et les leaders actuels Robert Lovett et John McCloy.

Si dans les années 1960 dans son United States and China in World Affairs, le Council se prononce pour un rapprochement avec la Chine qui finalement sera réalisé18, la guerre du Vietnam ébranle profondément l’institution comme d’ailleurs les États-Unis. Les divergences entre les membres seront telles qu’aucun document sur la question ne pourra être produit. Certains membres de longue date commencent à douter et à se demander si l’institution n’a pas fait son temps.Walter Lippmann maintenant âgé se retire, Hamilton Fitz Amstrong quitte, après cinquante ans de service, Foreign Affairs, et John McCloy décide de passer la main.

Le renouveau

À partir des années 1970, le Council, sous la présidence de David Rockefeller, va peu à peu se reconstruire. Les effectifs seront rajeunis et les femmes seront admises. En 1976, ils pourront enfin produire un document sur la guerre du Vietnam The Vietnam Legacy, un livre édité par Anthony Lake qui sera plus tard conseiller de Bill Clinton19. À la fin des années 1970, le Council lance le projet 1980’s dont le résultat semble trop académique et pas assez incisif à certains. La fin de la guerre froide amène le Council, comme les autres organismes de recherche en relations internationales, à un profond changement de paradigme.

Dans les années 1980, un International Advisory Board, composé de personnages étrangers, jouant un rôle important dans le monde des affaires et de la politique, est mis en place. Ce Board, dont fera partie notamment Rigoberta Menchú, est destiné à plus ouvrir le Council sur le monde. Parallèlement, des dispositions sont prises afin de mieux assurer des relations entre des membres maintenant très dispersés (longtemps, le Council a été un club de l' »Establishment New Yorkais ») et pour renforcer sa présence médiatique. Enfin des efforts sont faits pour attirer des membres et des chercheurs de la nouvelle génération20.

Quelques membres historiques notables

Hamilton Fish ArmstrongBruce HopperIsaiah BowmanAverell HarrimanConrad Black (International Advisory Board member), McGeorge BundyAllen DullesJohn Foster DullesPresident Gerald FordGeorge KennanWalter Lippmann,Robert McNamaraWesley Clair MitchellJohn McCloyDavid Rockefeller,Nelson RockefellerWalt Rostow,Elihu RootDean RuskArthur SchlesingerAlbert WohlstetterRoberta WohlstetterPaul WarburgCaspar Weinberger21Leslie H. Gelb (président honoraire).


Selon Wikipedia.fr [Zbigniew Brzezinski]

Les débuts de Brzeziński

Zbigniew Brzeziński, dont le père était diplomate de la République de Pologne, a fait ses études à Montréal puis à Boston. Le père de Zbigniew était en poste diplomatique au Canada en 1939 au moment du Pacte germano-soviétique, empêchant ainsi la famille de rentrer en Pologne. Sa femme, Emilie-Anne Beneš (en), est la nièce de l’ancien président tchécoslovaque Edvard Beneš, ce qui accroîtra la suspicion soviétique à son égard, notamment lors l’élection du pape Jean-Paul II et de la crise polonaise de l’été 1980 qui verra la naissance du syndicat Solidarité. Il a trois enfants, dont l’un, Mark (en), est avocat et a travaillé de 1999 à 2001 en tant que conseiller pour l’Europe de l’Est et la Russie au conseil de sécurité nationale, tandis que sa fille Mika est journaliste à MSNBC.

Zbigniew Brzeziński soutient sa thèse de doctorat en 1953 sur la question du « totalitarisme soviétique »1. Professeur à Harvard de 1953 à 1960, il devint expert au Center for strategic and international studies de Washington, professeur à l’Université Johns-Hopkins de Baltimore ainsi qu’àColumbia (de 1960 à 1989). Il est aujourd’hui professeur à l’université Johns-Hopkins. Auteur de plusieurs études et analyses sur le bouleversement et le rôle des États-Unis dans le monde, il devient conseiller politique au Département d’État de 1966 à 1968. Cette même année, il fait partie de l’équipe de campagne d’Hubert Humphrey, candidat démocrate à la présidentielle, en tant que chargé des affaires étrangères.

Dans Between Two Ages: America’s Role in the Technetronic Era (1970), il affirme qu’une politique de coopération plus étroite entre les pays riches est nécessaire pour prévenir l’instabilité globale émergeant de l’accroissement des inégalités. Il cofonde alors, avec David Rockefeller, la commission Trilatérale en 1973, qu’il dirige jusqu’en 1976. Le rapport de 1975 de la Trilatérale est devenu célèbre pour sa distinction entre « intellectuels subversifs » et « responsables » et les « risques » à la démocratie que l’Université pouvait poser. Il a aussi été membre du comité directeur d’Amnesty International, du Conseil des relations étrangères (CFR), de l’Atlantic Council (en) et du National Endowment for Democracy (NED).


Selon Pierre Hillard [Histoire du « Nouvel ordre mondial »Voltairenet.org]

La Round Table et ses « enfants » [46]

Parallèlement à cette politique, les élites anglo-américaines décidèrent de préparer dès les années 1918-1919 une mutation de la Round Table. En effet, pour des raisons de plus grande efficacité, il fut décidé de créer deux think tanks de part et d’autre des rives de l’Atlantique chargés d’être les moteurs de la politique étrangère des deux pays. Côté anglais, ce fut la création en 1919 sous l’égide de Lionel Curtis et collaborateur de Lord Milner du Royal Institute of International Affairs (RIIA, appelé aussi Chatham House) [57]. C’est ce même Lionel Curtis qui prônait un Commonwealth fédératif capable peu à peu d’intégrer différents pays du globe [58]. Ces objectifs étaient défendus aux Etats-Unis par Clarence Streit (1896-1986) [59], correspondant du New York Times auprès de la Société des Nations (bourse d’études Cecil Rhodes, promotion 1920) et le représentant états-unien du « groupe Milner », Frank Aydelotte [60]. Côté américain, il fut créé le Council on Foreign Relations (CFR) [61]en 1921 sous l’égide d’un personnage central, le colonel Edward Mandell House (1854-1938). Conseiller intime du président Wilson [62], ce personnage fut la plaque tournante entre le groupe Milner et les « grands » de Wall Street (JP Morgan, Vanderlip, Rockefeller, Warburg, …). Dans cette liste incomplète, nous pouvons relever le nom important de Paul Warburg qui fut à la tête de la réserve fédérale US (la Fed) dès sa création en 1913. Cette banque privée, indépendante du pouvoir central et responsable de l’émission monétaire [63], est un Etat dans l’Etat. Or, c’est le même Paul Warburg qui dirigea le CFR dès sa création. Nous avons affaire à un enchevêtrement de responsabilités de premier ordre au sein de l’oligarchie anglo-saxonne d’autant plus que nous serons obligé d’évoquer encore Paul Warburg dans le paragraphe suivant consacré à la Paneurope.


Selon ECFR [Paris]
French Council Members

ECFR has brought together a distinguished Council of over one hundred and sixty Members – politicians, decision makers, thinkers and business people from the EU’s member states and candidate countries – which meets once a year as a full body. Through geographical and thematic task forces, members provide ECFR staff with advice and feedback on policy ideas and help with ECFR’s activities within their own countries. The Council is chaired by Martti Ahtisaari, Joschka Fischer and Mabel van Oranje.

ECFR’s French Council Members are:

  • Francois Burgat – Director, French Institute of the Near East; Senior Research Fellow, French National Centre for Scientific Research (CNRS)
  • Arnaud Danjean – Member of the European Parliament, Chairman of the Subcommittee on « Security and Defence »
  • Sylvie Goulard – Member of the European Parliament
  • Jean-Marie Guéhenno – Deputy Joint Special Envoy of the United Nations and the League of Arab States on Syria ; former Under-Secretary-General for Peacekeeping Operations at the UN
  • Elisabeth Guigou – MP, President of the Foreign Affairs Committee of the French NAtional Assembly (Assemblée Nationale)
  • Sylvie Kauffmann – Editorial Director, Le Monde
  • Bassma Kodmani – Executive Director, Arab Reform Initiative
  • Bernard Kouchner – Former Minister for Foreign Affairs
  • Pascal Lamy – Director-General of WTO and former EU Commissioner
  • Bruno Le Maire – Former Minister of Agriculture and former Secretary of State for European Affairs
  • Jean-David Levitte – Former Sherpa to the President of the French Republic; former Ambassador to the United States
  • Alain Minc – President, AM Conseil
  • Dominique Moïsi – Senior Advisor at IFRI
  • Pierre Moscovici – Minister of the Economy, Finances and Foreign Trade, MP ; former MEP and former Minister for European Affairs
  • Christine Ockrent – Editorialist
  • Diana Pinto – Historian and author
  • Jean Pisani-Ferry – Director of the Prime Minister’s Economic Policy Planning Staff
  • Olivier Roy – Professor, European University Institute
  • Ghassan Salamé – Dean, Paris School of International Affairs; Professor of International Relations at Sciences Po and Columbia University

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